« Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune » : de la représentation à l'accueil d'une metteuse en scène

Retour sur un dispositif menant à une belle et chaleureuse rencontre autour du spectacle « Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune ».

Dans le cadre du cours de didactique générale, un large volet consacré aux sorties culturelles est proposé aux étudiants du Bloc 2. Celui-ci les amène notamment à s'interroger sur la place de la culture à l'école et à vivre eux-mêmes un parcours composé de plusieurs sorties au théâtre et au cinéma. Ces sorties sont négociées en début d'année au départ d'une présélection. Dans le cadre du cours, chacune de ces sorties est précédée d'activités préparatoires et est suivie par un dispositif d'exploitation. Ceux-ci sont élaborés par les étudiants eux-mêmes : répartis en petits groupes, ils s'essaient à la conception et à l'animation de séances destinées à leurs condisciples, mais tout à fait adaptables à un public du secondaire inférieur. 

Au fil du parcours de formation, plusieurs questions sont abordées :  « Pourquoi emmener ses élèves au théâtre ou au cinéma ? », « Comment choisir les spectacles/films à leur proposer ? », « Que faire avant d'assister à la représentation ou à la projection ? »,  « Comment préparer les élèves à celle-ci ? », « Comment l'exploiter ?  », etc.   

Depuis plusieurs années, les étudiants ont également l'opportunité de découvrir d'un peu plus près le travail réalisé par les artistes en amont d'une représentation théâtrale en assistant à la répétition générale du superbe spectacle Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune et en accueillant en classe Martine de Michele, la metteuse en scène de cette pièce. 


Quelques mots sur la pièce 

Revisitant le spectacle du Théâtre de la Renaissance Hasard, Espérance et Bonne Fortune (1996), Martine de Michele (En Cie du Sud1) crée en 2016 Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune. Cette pièce « raconte l'histoire de Salvatore, Luigi, Benito, Italo, Filipo, Antonio, Modesto… Il y a 70 ans, ils vivaient quelque part en Italie. Un beau jour, l’Histoire a orienté leur destin. En juin 1946, la Belgique et l’Italie signaient les "accords du charbon". La Belgique s’engageait alors à envoyer, chaque jour, en Italie, quelque 200 kilos de charbon par ouvrier mineur expédié. »2 

Sur et autour d'un rail de chemin de fer, de nombreux comédiens, professionnels et amateurs, se donnent la réplique en français ou en italien pour embarquer les spectateurs dans un périple qui les mènera jusqu'au fond d'une mine de charbon de la région liégeoise. La Belgique apparait à l'époque aux Italiens comme la promesse d'une vie meilleure, prospère et lucrative. Mais, face aux conditions de travail inhumaines et au rejet des Belges, l'eldorado part en fumée...

                                                                                                                                             © Le Soir


La pièce est riche à bien des égards et offre de nombreuses possibilités d'exploitation en classe. Par ailleurs, elle constitue une très belle occasion de gouter au théâtre contemporain. Sur le plan thématique d'abord, le sujet de l'immigration italienne rappelle le devoir de mémoire et fait écho à la très actuelle question des migrants fuyant leur pays dans l'espoir d'échapper à la mort ou de trouver des conditions de vie plus décentes. Sur le plan de la mise en scène, le jeu savamment calibré, intégrant notamment chants, témoignages d'anciens mineurs et projections, transforme la représentation en une véritable expérience émotionnelle. Le spectateur, jeune ou moins jeune, peut difficilement rester insensible à ce qui se déroule sous ses yeux. Transporté d'un point de vue à l'autre, il découvre de l'extérieur et de l'intérieur un épisode marquant de notre Histoire. 




Le dispositif vécu par les étudiants 

Sophie Quiriny, étudiante au Bloc 2, revient sur les différentes étapes du dispositif consacré à ce spectacle. 

La représentation 

Un lundi soir de novembre 2019, dans la pénombre particulière de l’ancienne caserne Fonck liégeoise, le groupe-classe de Bac 2-Français a assisté à une représentation théâtrale renversante, intitulée Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune, mise en scène par Martine de Michele : une œuvre culturelle choisie après moult concertations et votes au cours de didactique générale donné par madame Werner pendant ce premier quadrimestre.

Les spectateurs se faisaient face sur des gradins séparés de quelques mètres et l’enchainement des scènes se déroulait sur une vieille voie ferrée… Celles-ci nous racontaient le charbonnage en pleurant, en riant et en chantant. L’univers musical traduisait les émotions et les non-dits enfouis. L’atmosphère pesante et lugubre sur scène nous a accompagnés jusqu’à la dernière minute...

Bien entendu, cette sortie englobait plusieurs objectifs : familiariser nos futurs élèves avec le monde théâtral, mettre en exergue l’intérêt d’organiser des sorties de ce type dans le secondaire et rallier la dimension « plaisir » aux programmes scolaires.

Les activités de préparation et d'exploitation du spectacle 

Dans cette perspective, deux groupes d’étudiantes ont mis en place des activités de préparation et d’exploitation possibles autour de cette pièce. 

1. Avant la représentation 

En amont de la représentation, Clara, Méline et Julie ont récolté le témoignage poignant d’un grand-père italien immigré, descendu dans la mine, sous le joug de la Belgique, dans des conditions de vie et de labeur ineffables. Après le visionnement de la vidéo, les étudiants ont été invités à exprimer leur ressenti par rapport à ce témoignage : ce qui les a choqués, ce qui les a interpellés, s’ils étaient au courant de ce moment historique, vieux de septante ans, etc.   


L'objectif poursuivi par les trois étudiantes était ici d'introduire la thématique de la pièce et de documenter la classe sur celle-ci. Pour aider les élèves à profiter du spectacle auquel ils assisteront, il est essentiel de s'assurer qu'ils disposent des connaissances nécessaires à sa compréhension. Reprenant au sociologue Robert K. Merton le concept d' « effet Matthieu », Daniel Rigney3 met en évidence le lien existant entre compréhension et plaisir : l'élève comprendra mieux le spectacle qui lui est donné à voir s'il dispose des connaissances suffisantes ; il sera dès lors plus à même de l'apprécier et, par extension, de revivre une expérience similaire. On peut aussi parler de cercle vertueux. Dans cette optique, afin de munir les futurs spectateurs de connaissances sur l'immigration italienne et les charbonnages, les trois étudiantes en charge de l'activité de préparation ont fait le choix d'un témoignage, document authentique et poignant. Au départ de celui-ci, elles ont amené le reste de la classe à mettre en évidence différents éléments contextuels utiles à la compréhension de la pièce. 


Clara, Julie et Méline ont ensuite sondé les attentes de leurs condisciples par rapport à la pièce. Enfin, les observateurs en herbe ont été invités à prendre connaissance d'articles sur le spectacle et la thématique de manière à être capables d'expliquer le titre de la pièce.

Le travail autour des articles a permis d'approfondir la découverte de la thématique, mais aussi de s'informer sur les caractéristiques et spécificités de la pièce. Amener les élèves à s'interroger sur leurs attentes permet par ailleurs de les aider à définir une intention d'écoute et à se projeter dans le rôle de spectateur. 


2. Après la représentation

En aval du spectacle, Wafa et Maëva ont tout d’abord recueilli les impressions du jeune public. Elles ont ensuite sollicité l'avis des étudiants en les invitant à cocher un émoticône en regard de différents éléments : compréhension de la pièce, thème intéressant, décors attractifs, musique appropriée et appréciation du genre (comédie dramatique). 

À minima, il convient, après avoir assisté à un spectacle ou à la projection d'un film, d'amener les élèves à dégager le sens global de celui-ci et à donner leur avis sur l'œuvre et l'expérience vécue. C'est notamment ce que vise l'UAA6 du programme des 2e et 3e degrés. Les éléments choisis par les deux étudiantes ont servi de base à un riche échange durant lequel chacun a pu se positionner par rapport à la représentation, exprimer ses satisfactions, ses éventuelles déceptions, expliquer son interprétation et formuler différentes questions sur le contenu de la pièce, sur les choix de la metteuse en scène, etc. 


En outre, les étudiants ont observé et comparé deux images sur le thème des migrants, prises à deux époques bien distinctes (des années cinquante à nos jours). Ils ont ainsi conclu que la problématique développée dans la pièce reste plus que jamais actuelle. 

On ne le rappellera sans doute jamais assez, mais pour donner du sens aux œuvres littéraires, picturales et audiovisuelles qu'on exploite en classe, il est nécessaire de faire des liens entre celles-ci (intertextualité), entre celles-ci et l'actualité, entre celles-ci et le quotidien des élèves, etc.  


Enfin, pour clôturer le dispositif avec des élèves du secondaire, Wafa et Maëva ont imaginé une production écrite à visée argumentative : les élèves seraient amenés à rédiger une lettre argumentée adressée aux dirigeants de l’époque pour dénoncer les conditions de travail immondes des migrants italiens, en vue de les améliorer.

Outre le développement de compétences d'écoute et de lecture, il est effectivement tout à fait possible de travailler des compétences de production au départ de la pièce. 

La préparation de la rencontre 

Cette succession de démarches captivantes s’est achevée en apothéose grâce à notre professeure qui nous a guidés pour préparer une rencontre exceptionnelle avec la metteuse en scène de la pièce qu’elle connaissait bien. Par la technique du brainstorming, nos suggestions et questions émises spontanément ont été écrites au tableau et classées en différentes catégories en vue d'imaginer, de structurer et d'alimenter l'échange avec Martine de Michele.

Nous avons ainsi envisagé d'interroger celle-ci sur : 
- son parcours professionnel et sa formation ;
- le choix de la thématique de la pièce, le lien avec ses origines italiennes, son vécu personnel ; 
- le travail de préparation et d'élaboration du spectacle (travail de recherche, casting pour la langue et le chant, attribution des rôles, répétitions, etc.) ; 
- les éléments liés à la compréhension de la pièce (notamment la langue italienne) ;  
- les choix effectués en termes de scénographie, les aspects techniques, l'utilisation ou non de micros, etc. ; - les différents lieux de représentation, le nombre de représentations par saison, la portée du spectacle ; 
- les autres projets artistiques qu'elle mène en parallèle tels que le spectacle Bruits d’eaux ou encore Montenero (création dans laquelle elle joue et chante) ; 
- les liens entre ceux-ci et Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune
- les projets à venir.  

Il est habituellement motivant pour les élèves de recevoir en classe une personne extérieure. Bien entendu, la rencontre avec un invité, un auteur, un expert, un artiste, etc. nécessite une préparation. Comment envisage-t-on cette rencontre ? Dans quel but l'organise-t-on ? Qui va l'animer ? Quelle en sera la structure ? Toutes ces questions sont à aborder avec les élèves de manière à les amener à prendre activement part à l'organisation et au déroulement de la rencontre. Ainsi, les étudiants du régendat français ont non seulement préparé et partagé les questions qu'ils souhaitaient poser à Martine de Michele, mais ils les ont également organisées en catégories, qu'ils ont classées selon l'ordre dans lequel ils comptaient les aborder. De cette manière, ils ont déterminé la structure de l'échange. Outre la séance de questions-réponses, un temps de présentation a été prévu et il a aussi été décidé que les étudiantes ayant travaillé sur la pièce présenteraient dans un dernier temps leur travail à la metteuse en scène. Pour clôturer la rencontre, un gouter a été organisé.  

La rencontre avec Martine de Michele                                                                                                                                                               

La cerise sur le gâteau



Avouons-le clairement : nous avions hâte d'accueillir Martine de Michele en classe ! Laura l’a remerciée d’avoir accepté notre invitation et nous a présentés brièvement en soulignant nos parcours hétéroclites. Collectivement, nous avons savouré cette consécration pour diverses raisons. En effet, l’opportunité de voir et d’entendre cette réalisatrice artistique en direct fut un privilège que nous avons consommé sans modération, d’autant plus qu’elle y mettait du cœur et de la passion. 

Sa présence a amplifié notre souvenir de la pièce et du témoignage du grand-père de Clara. Pour Gauthier, celui du fils d’un ancien mineur qu’il venait d’interviewer pour la Journée des Droits Humains du 10 décembre. Nous avons senti qu’elle était contente d’être là. Elle a apprécié l'intérêt que nous portions à son œuvre. 


Le dispositif de mise en cercle a favorisé un échange agréable, interactif, fluide et parfaitement naturel. Nous avons éprouvé une grande satisfaction car Martine de Michele a comblé nos interrogations et nos incompréhensions tant sur le contenu que sur la forme de la pièce, avec humilité et précision. Elle a attiré notre attention sur le message qu’elle veut transmettre car elle se sent investie des problématiques sociales et sociétales. Une résonance s’opère avec les migrations massives qui arrivent en Europe aujourd’hui : l’exil, l’accueil, l’intégration, la solidarité, etc. Cette réalité nous concerne tous ! Établir des liens entre le passé et le présent. La metteuse en scène nous a ainsi conviés à poser un regard autre sur les tableaux proposés dans la pièce et leurs nombreux détails. 

Nous avons aussi pris conscience du boulot colossal qu'elle fournit dans l’ombre : ses nombreuses recherches, ses choix de mise en scène, le casting des comédiens, etc. Cette rencontre fut également l'occasion d’en savoir plus sur l’univers des artistes : l’envers du décor, les aléas du direct, l’absence voulue de souffleur, les coulisses et ses trésors. 

Si l'enseignant peut guider les élèves dans la compréhension et l'interprétation d'une œuvre, il ne pourra jamais se substituer à l'auteur, au réalisateur ou au metteur en scène. Qui d'autre que ces personnes, situées à la source de la création, pour exposer les choix qui les ont guidés et expliquer en quoi consiste leur travail ? Rappelons que le Pacte pour un enseignement d'excellence souhaite privilégier les contacts avec l'art et la culture. Il s'agit d'aller à la rencontre des œuvres et des artistes à l'extérieur de l'école (visites, spectacles, projets en partenariat avec des opérateurs culturels, participation à des concours, etc.), mais aussi de les faire entrer dans les classes (ateliers, résidence d'artistes au sein de l'école, rencontres, etc.)4


Lors de cet échange, nous avons découvert une très belle personne qui a manifesté l’envie de partager ses projets avec nous. Son théâtre ? Un bon médiateur qui a libéré un sujet tabou au sein de nombreuses familles, rongées par septante ans de souffrance.

Un petit gouter convivial a clôturé cette après-midi transcendante et inoubliable !

Les impressions de la classe après la rencontre 

 Une expérience enrichissante à réitérer et un devoir de mémoire à poursuivre pour nos jeunes générations


Que retirent les étudiants de cette rencontre, et plus largement du dispositif ? En quoi leur parait-il intéressant d'emmener les élèves au théâtre et d'accueillir un metteur en scène en classe ? Qu'en retiennent-ils pour leurs propres pratiques enseignantes ? Sophie Quiriny répond à ces différentes questions après avoir collecté les avis des étudiants de la classe. 

D’une part, nous pensons qu’il est utile, nécessaire et possible d’emmener les élèves au théâtre. Ces sorties favorisent l’acquisition des savoirs et des compétences. Cette prise de risque représente aussi un moment unique pour sortir de la routine scolaire, vivre une confrontation avec l’art et développer son esprit critique. Les élèves peuvent ainsi peu à peu devenir des spectateurs autonomes. Le Décret Missions et le PECA (parcours d'éducation culturelle et artistique imaginé dans le cadre des travaux du Pacte pour un enseignement d'excellenceencouragent d’ailleurs les enseignants en ce sens.

D’autre part, nous sommes convaincus que ce terreau fertile pourrait nourrir nos propres pratiques enseignantes, en l’utilisant à bon escient. Nous pourrions développer un projet complet qui réunirait les quatre étapes explicitées dans cet article (préparation, visionnement, exploitation, invitation et rencontre). Un tel projet ne s’improvise pas, il requiert un cadre et un fil rouge : il faut notamment choisir le sujet de la pièce en fonction de l’intérêt des élèves et veiller à son accessibilité, puis, après le spectacle, collationner leurs questions, les ordonnancer et les répartir pour garantir la participation active de tous lors de la rencontre avec l’hôte. 

Au-delà du travail sur l’œuvre culturelle, la rencontre est aussi l'occasion d'initier les élèves à tenir une conversation dans un langage correct, à formuler des questions précises et à prendre part à une discussion de groupe sans débordements. 

Pour terminer, une petite variante : nous pourrions imaginer d’organiser une activité sur la pièce à laquelle le convive participerait et puis seulement finir par les questions-réponses.

Dans sa version la plus classique, la rencontre prend la forme d'une séance de questions-réponses de type interview, mais il existe effectivement des alternatives parfois très créatives. Plusieurs articles consacrés à la rencontre avec un écrivain5 proposent des pistes et des activités intéressantes. 



Pour conclure 

Étudiants comme enseignante, nous avons été conquis par Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune et l'enrichissante rencontre avec Martine de Michele. Nous recommandons chaleureusement ce spectacle6 émouvant et particulièrement original du point de vue de la scénographie et de la mise en scène. Très abordable et rythmé, il convient à tout type de public et ouvre la voie à de nombreuses activités d'exploitation. Allons à la rencontre de l'art et de la culture hors des murs de l'école et faisons-les rentrer à l'intérieur de ceux-ci! 


Sophie Quiriny et Anne-Catherine Werner



1  https://www.encompagniedusud.c...

2  https://www.lesfilsdehasard.co...

3  RIGNEY Daniel (2010). The Matthew Effect : How advantage begets further advantage. New York : Columbia University Press. 

 Voir à ce sujet Groupe central du Pacte pour un enseignement d’excellence. (7 mars 2017). Avis n°3. Bruxelles : Fédération Wallonie-Bruxelles, p. 101-106.

5 Voir notamment l'article consacré à la rencontre avec Evelyne Wilwerth (https://dupala.be/article.php?...) ou celui relatant la visite de Bernard Gheur (https://dupala.be/article.php?...). 

6  Fort de son succès, il sera joué pour la cinquième année consécutive à la Caserne Fonck du 10 au 21 novembre prochains : https://shop.utick.be/?module=...

Auteur

Anne-Catherine Werner

Maitre-assistante en français, didactique du français, assistante de formation en didactique du français langue première (ULiège). Intérêt particulier pour la lecture, l'écriture, la langue française, le cinéma, le théâtre, la photographie et les arts plastiques.

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